Le texte joué

Le texte annoté

 

La Création et l'écriture
Pour Le Songe, ces deux actions sont indissociables. WS écrit, joue, ré-écrit et re-joue selon les opportunités. C'est cela qui fait la qualité de son œuvre.
Pour Castelain (Aubier), rien n'est sûr quant à la date où a été écrit et joué pour la première fois Le Songe. Elle est mentionnée par Francis Meres (critique de l'époque) dans son Palladis Tamia, en 1598.
Une première version serait de 1592. Elle aurait été remaniée deux fois: en 1594 et 1598. Mais on ne peut rien affirmer de définitf. Voir le détail des indices dans Aubier, pp. 14-20

Le Songe … a été jouée pour la première fois dans le palais londonien des Southampton, sous le titre original A Midsummer Night's Dream, pour le mariage du comte en 1598.

 

L'Écriture
Mais si on voit clairement deux mariages pour lesquels Le Songe aurait pu être écrit, ils sont de 1595 et 1596; aucun ne semble avoir eu lieu en 1592. Reste qu'un mariage, même princier, a pu échapper aux recherches.

Le Songe d'une nuit d'été est cité -ainsi que Roméo et Juliette- comme oeuvre de Shakespeare (ces authentifications étaient alors fort nécessaires) par Meres dans son Palladis Tamia paru en 1598. La pièce est d'ailleurs nettement antérieure, même si l'on ne croit pas à un date trop reculée: des allusions très nettes à l'actualité politique, mondaine ou... atmosphérique-permettraient (permettraient seulement) de la dater de 1594, plus sûrement de 1596. Reste que ces allusions pourraient avoir ajoutées lors des remaniements. La révision définitive aurait été faite en 1598 pour le mariage du comte Southampton. Les deux autres mariages pour lesquels elle aurait pu être écrite sont ceux de Derby (1595) et Thomas Berkeley (1596). Les étapes hypothétiques de composition s'étendraient donc sur six années, qui vaudrait mieux ramener à quatre. En définitive, l'année 1596 paraît la plus probable.

 

LES ÉDITIONS
Pas plus que pour les autres pièces, il ne reste trace du manuscrit de Shakespeare, ni même de copies.

Le Quarto de 1600
Le premier texte que nous avons de la comédie est un in-quarto de 1600. Il semble avoir été établi directement sur le manuscrit. Contrairement à celui de Roméo et Juliette, c'est un "bon" quarto.

Le faux quarto de 1600
Un autre quarto portant la même date (inscription au Registre des Papetiers y est datée du 8 octobre 1600) serait une réimpression frauduleuse antidatée et très postérieure, vraisemblablement de 1619. Il porte le nom de James Roberts (sans adresse)
Il est inférieur au premier pour la ponctuation mais l'orthographe est meilleure et l'impression beaucoup plus nette.

Le Folio de 1623
Il reproduit le le faux Quarto. Pour la première fois apparaît la division en actes et scènes qui n'existait jamais chez Shakespeare et qui peut être le fait du libraire; et aussi des notations scéniques qui proviennent sans doute d'un cahier de régie.

Souces : Castelain (Éd. Aubier)

 

ÉGÉE
Dans la mythologie grecque, Égée est le père de Thésée.
Égée fit un premier mariage avec Méta, mais comme il n'en obtint pas d'enfant, il la répudia pour épouser Chalciope. Restant toujours sans héritier, il résolut d'aller consulter l'oracle de Delphes, qui lui répondit : « Tu ne dois en aucun cas délier le col de ton outre gonflée de vin avant d'avoir atteint le plus haut degré d'Athènes. » Sur le chemin du retour, Égée s'arrêta à Trézène, où son ami, le roi Pitthée, comprenant le sens de l'oracle, l'enivra et le mit dans le lit de sa fille Éthra. Avant son départ pour Athènes, Égée recommanda à Éthra que si elle concevait un enfant mâle, elle devrait l'élever de façon conforme à son rang ; il déposa aussi, sous un énorme rocher, une épée et des sandales d'or, insignes royaux qui lui dévoileraient le secret de sa naissance le jour où il pourrait soulever la roche.
De retour à Athènes, Égée y fit célébrer les Panathénées, qui furent remportées par Androgée, fils du roi de Crète Minos. Mais Androgée mourut dans des circonstances suspectes, et Minos tint Égée pour responsable, ce qui provoqua une guerre. Athènes fut affamée par un siège interminable. Finalement, les Athéniens proposèrent à Minos de choisir le tribut qu'il voulait pour lever le siège : il exigea que chaque année lui soient envoyés en Crète sept jeunes garçons et sept jeunes filles afin de nourrir le Minotaure.
La paix étant revenue, Médée la magicienne lui demanda l'hospitalité, alors qu'elle fuyait Corinthe où elle venait de tuer le roi Créon. Égée lui accorda, d'autant qu'elle lui promit un héritier : il l'épousa, et quelque temps plus tard naquit un fils, Médos.
C'est ainsi que Thésée, le fils né d'Éthra, se présenta à Athènes, portant avec lui l'épée que son père avait laissée sous le rocher. Thésée était précédé d'une grande réputation pour avoir accompli de nombreux exploits. Médée, qui nourrissait un destin royal pour son fils, comprit l'identité du nouveau venu, et n'eut de cesse de le perdre : le dénonçant à Égée comme un traître, elle le fit mettre au défi en l'envoyant combattre le taureau crétois à Marathon ; comme Thésée triompha, elle proposa de l'empoisonner. Égée accepta mais au moment où il lui tendait la coupe fatale, il reconnut l'épée portée par Thésée et put éviter le pire. Médée s'enfuit par la suite vers sa Colchide natale.
Thésée fut alors associé au pouvoir par son père, et entreprit d'aller en Crète, afin de libérer Athènes du joug de Minos. Il y parvint, tuant le Minotaure, mais sur le retour il oublia la consigne de son père : mettre des voiles blanches en cas de succès, noires en cas d'échec. Sa flotte se présentant devant Athènes avec une voilure noire, Égée crut que son fils avait péri et de douleur, il se jeta dans la mer qui porte depuis son nom.

Les Elfes
personnages légendaires nés au cœur des mythologies germaniques et nordiques, et considérés à l’origine comme des divinités de la fécondité.
Origines
L’elfe, désigné également sous le nom d’alfe ou d’alfar, est un personnage qui trouve son origine dans les croyances des peuples germaniques et nordiques. Son apparition dans les récits populaires remonte à des temps fort anciens. Initialement, les elfes sont considérés comme des esprits liés aux forces régnant au sein de la nature, et sont couramment associés aux phénomènes atmosphériques. On leur attribue une apparence très proche de celle des hommes. Habitants des forêts et des sources, demeurant invisibles aux yeux du commun des mortels, ils possèdent une influence sur la fertilité et sont communément craints. Un culte s’organise autour de ces personnages, et de nombreux sacrifices leur sont offerts afin d’obtenir leur bienveillance.
Elfes blancs et elfes noirs
L’image de l’elfe évolue progressivement vers de nouvelles attributions. Le changement le plus marquant consiste en l’apparition de deux groupes distincts. On voit en effet apparaître d’une part les elfes blancs ou elfes clairs, et d’autre part les elfes noirs ou elfes sombres.
Les elfes blancs
Ce sont des esprits aériens et lumineux, décrits comme des êtres gracieux et bienveillants. Ils vivent au contact des dieux, avec lesquels ils entretiennent des relations cordiales, et résident dans le royaume d’Alfheim. Ils fuient la compagnie des hommes, mais l’on raconte qu’ils viennent parfois danser au clair de lune au cœur des forêts. Ces elfes sont dotés d’une grande intelligence. On leur attribue également une beauté exceptionnelle et parfois des dons de magie.
Les elfes noirs
Ce second groupe d’elfes s’affirme quant à lui comme la totale antithèse du premier. Habitant les profondeurs de la terre, les elfes sombres n’ont rien de charmant. Ils craignent la lumière du soleil et sont pourvus de physiques disgracieux. Ils sont également couramment considérés comme des êtres malveillants. Dans les récits mythologiques, ces elfes se confondent parfois avec les représentants du peuple des nains. On leur attribue alors les mêmes qualités de forgerons.
Évolution de la figure de l’elfe
À partir du Moyen Âge, la figure de l’elfe, fondée sur les caractéristiques de la figure ancestrale de l’elfe blanc, se diffuse et connaît une grande popularité. Le personnage se voit doté de grands pouvoirs bénéfiques. L’un des elfes les plus célèbres est Obéron, roi des elfes cité dès le XIIIe siècle dans la chanson de geste intitulée Huon de Bordeaux (v. 1260). Il apparaît de nouveau chez Chaucer puis dans le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, mais aussi dans l’Obéron (1826) de Carl Maria von Weber. Personnages ayant peu à peu intégré les légendes celtiques, les elfes sont couramment associés aux fées, avec lesquelles ils se confondent parfois. Une nouvelle interprétation de leur identité est réalisée chez J.R.R. Tolkien, qui les évoque dans le Seigneur des anneaux et le Silmarillion. De nos jours encore, les elfes, que l’on rencontre dans de nombreux contes islandais, font partie des croyances populaires.

LES 3 INTRIGUES

Des chassés-croisés d'amoureux
À Athènes, la nuit précédant le mariage de Thésée et Hippolyta, de jeunes gens s'emmêlent dans des intrigues amoureuses : Héléna aime Démétrius, Démétrius aime Hermia, mais Hermia et Lysandre s'aiment et s'enfuient dans la forêt.

Un monde féérique gaffeur
Une deuxième intrigue fait intervenir Obéron, roi des elfes, et sa femme Titania, qui se sont querellés à propos d’un page. Obéron demande alors au lutin Puck de lui procurer un philtre d’amour issu du suc de fleurs magiques, qui, une fois versé dans les yeux de Titania, lui fera désirer le premier être aperçu à son réveil. Obéron entreprend également de réconcilier Démétrius et Héléna et ordonne également à Puck de verser le philtre d’amour dans les yeux de Démétrius. Mais le lutin se trompe et le verse dans ceux de Lysandre, qui déclare sa flamme à Héléna. Obéron découvre la méprise et administre le philtre à Démétrius : les deux rivaux pour l'amour d'Hermia se battent désormais pour Héléna, initialement délaissée. Titania, la reine des fées, est aussi victime de la magie, qui lui fait désirer un homme à tête d’âne (le tisserand Bottom, jouet également de la magie de Puck). Pris de pitié pour sa femme, Obéron la délivre de l’enchantement, se réconcilie avec elle et ordonne à Puck de verser sur les amants un nouveau philtre qui les fait retourner à leurs premières amours.

Des artisans comédiens amateurs
Une troisième intrigue montre des artisans athéniens (dont Bottom) répétant en ces mêmes lieux une scène de Pyrame et Thisbé, qu’ils doivent jouer aux noces de Thésée et Hippolyta. La pièce s’achève par la représentation de cette scène, sur le mode grotesque.

Ninus
Ninus est le nom, selon les auteurs de la période hellénistique, du fondateur éponyme de la ville de Ninive, bien qu'il ne corresponde à aucun personnage historique connu.
Réputé être le fils de Belus ou Bel (nom signifiant « seigneur »), il aurait conquis l'Asie occidentale en 17 ans avec l'aide d'Ariaeus, roi d'Arabie, et fondé le premier empire Mésopotamien.
Empire de Ninus selon Diodore de Sicile
Pendant le siège de Bactra, il s'éprit de Sémiramis, la femme d'un de ses officiers, Onnès, qu'il contraignit au suicide pour épouser la belle : ils eurent un fils nommé Ninyas, ou quelquefois Tammuz. Ctésias de Cnide fait commencer le règne de Ninus en -2189, et Castor de Rhodes indique qu'il dura 52 ans. Sémiramis fut accusée de sa mort, mais lui érigea un mausolée près de Babylone où se déroule mythe de Pyrame et Thisbé.
On l'a parfois identifié au Nimrod de la Bible, fils de Koush (Genèse, 10).
Un autre Ninus aurait été le dernier roi de Ninive, succédant à Sardanapale.

Obéron
Obéron, ou Aubéron est le roi des Fées, selon de nombreuses légendes. Il apparaît dans la littérature dès le haut Moyen Âge (Huon de Bordeaux), et il est particulièrement connu comme personnage de William Shakespeare, dans Le Songe d'une nuit d'été (vers 1590).
Obéron apparaît dans de nombreuses autres œuvres, anciennes (Chaucer, Spenser, Wieland) ou modernes.Légende mérovingienne
Le statut d'Obéron comme roi des elfes provient du personnage d'Alberich (elbe pour elfe, reix,rex pour « roi »), un sorcier dans l'histoire légendaire de la dynastie Mérovingienne. Dans cette légende, il est le « frère » dans l'Autre Monde de Merowech, dont le nom est l'éponyme des Mérovingiens. Alberich gagne pour son fils aîné Walbert la main d'une princesse de Constantinople. Dans l'épopée Nibelungenlied, Alberich garde le trésor des Nibelungen, mais est vaincu par Siegfried.
Geste française
Le nom Obéron est mentionné dans la littéraire française dès la première moitié du XIIIe siècle, comme nain féerique qui aide le héros, dans la chanson de geste Les Prouesses et faitz du noble Huon de Bordeaux.
Quand Huon, fils du comte Seguin de Bordeaux, traverse la forêt où il vit, il est mis en garde contre Obéron par un hermite, mais sa courtoisie l'amène finalement à recevoir les salutations d'Obéron, et ainsi obtenir l'aide de ce dernier dans sa quête. Ayant tué Charlot, le fils de l'empereur (en se défendant), Huon doit visiter la cour de l'amir de Babylone et exécuter divers exploits pour gagner le pardon. C'est seulement grâce à l'aide d'Obéron, qu'il y réussit.
Cet elfe apparaît avec une taille de nain, mais très beau ; Obéron explique que lors de son baptême, une fée offensée l'a maudit à cette taille — première mention d'une mauvaise marraine-fée). Mais radoucie, celle-ci lui aurait ensuite donné en compensation une grande beauté. Cet aspect singulier, issu de l'Alberich de Nibelungen, la taille de nain, trouvait ainsi une explication. [1]
Le véritable Seguin était comte de Bordeaux sous Louis le Pieux en 839, et mourut en combattant les Normands en 845. Charles l'Enfant, fils de Charles le Chauve, mourut en 866 des blessures infligées par un certain « Aubouin », dans des circonstances similaires à celles du Charlot de l'histoire — un guet-apens. Obéron apparaît donc dans l'imaginaire courtois français du XIIIe siècle, d'après une interprétation de faits historiques datant du IXe.
À ce personnage légendaire, il est donné quelques artefacts celtiques, telle une coupe magique (comparable au Saint Graal) qui reste toujours pleine pour le vertueux : « La coupe magique fournissait leur repas du soir ; son pouvoir était tel, qu'elle proposait non seulement du vin, mais aussi des aliments plus solides quand désirés[2] » selon Thomas Bulfinch. Dans cette histoire, Obéron est également présenté comme l'enfant de la fée Morgane et de Jules César.
Un manuscrit du roman dans la ville de Turin[réf. nécessaire] contient un prologue à l'histoire Huon de Bordeaux, sous la forme d'un roman séparé (dédié au personnage d'Auberon), et quatre suites. Il y eut plus tard des versions françaises[réf. nécessaire].
Shakespeare
Shakespeare vraisemblablement lut ou entendit cette chanson de geste, dans la traduction faite vers 1540 par Lord John Bourchier Berners, intitulée Huon de Burdeuxe. Dans son journal intime, Philip Henslowe nota qu'une représentation de la pièce Hewen de Burdocize eut lieu le 28 décembre 1593.Autres références historiques
Royal Opera House (Covent Garden), vers 1809
Obéron est un personnage dans The Scottish History of James IV (« L'Histoire écossaise de James IV »), une pièce écrite vers 1590 par Robert Greene.
En 1610, Ben Jonson a écrit une Mascarade : Oberon, the Fairy Prince (« Obéron, le Prince féerique »). Il a été représenté par Henry Frederick Stuart, le prince de Galles, à la cours anglaise le jour du nouvel an 1611.
Obéron fait également partie du semi-opéra de Henry Purcell The Fairy Queen (1692), adapation musicale de Le Songe d'une nuit d'été.
En 1826, l'opéra Oberon de Carl Maria von Weber (écrit d'après un poème de Christoph Martin Wieland) fut joué au Covent Garden de Londres.
Le nom Obéron fut choisi pour nommer le satellite de la planète Uranus en 1847, comme hommage à William Shakespeare et son personnage littéraire.
Le personnage du roi Obéron a été transposé dans de nombreuses œuvres fantastiques, notamment en langue anglaise ; romans , bande-dessinées, dessin-animés, films...
* Dans les romans fantastiques du Cycle des princes d'Ambre de Roger Zelazny, Obéron est le roi d'Ambre et le père de tous les princes.
* Dans "Les Celtiques, Songe d'un matin d'hiver", du dessinateur Hugo Pratt, parmi les rencontres de son héros Corto Maltese.
* Dans le dessin animé Gargoyles
* Dans la BD "La Graine de Folie", du dessinateur Emmanuel Civiello.
* Dans l'attraction Droomvlucht du parc d'attractions Efteling


Puck
Puck est un personnage féerique du folklore médiéval anglais. Puck s'appelle pooka , phouka ou púca en Irlande, et pwcca au Pays de Galles.
Dans la mythologie irlandaise médiévale, il est appelé pooka et est une créature de la même origine que le dieu grec Pan. Cette divinité avait la propriété d'être métamorphe mais ne prenait généralement pas forme humaine. Selon les époques et les auteurs, cette divinité pouvait être soit bienveillante soit malfaisante. Il prenait ainsi souvent l'apparence d'un grand cheval noir aux yeux jaunes et enflammés, avec une longue crinière sauvage. Sous cette forme, il parcourait un large territoire pendant la nuit en forçant les portails et en terrorisant les habitants des fermes isolées[1]. Sorte de lutin ou farfadet malin et espiègle qu'on appelait aussi Robin Goodfellow (Robin Bonenfant[2]) ou Hobgoblin (« croquemitaine »[3]). Il joue des tours aux voyageurs, se transforme, effraie les jeunes filles et bouscule les vieilles dames.
Puck apparaît dans le tome 34 de la série Charmed, ainsi que dans la série littéraire américaine Les Sœurs Grimm de Michael Buckley.
Shakespeare en fait un personnage du Songe d'une nuit d'été. Puck y est au service d'Obéron, roi des fées. Obéron l'envoie chercher la fleur d'« amour en oisiveté » (love-in-idleness) et Puck doit en déposer le suc sur les yeux d'un jeune homme « en costume d'Athénien ». Par erreur il administre ce charme à un autre jeune homme endormi, Lysandre. Il afflige Nick Bottom d'une tête d'âne, si bien que Titania, reine des fées, tombe amoureuse d'une bête et oublie ses sentiments pour le petit Indien. Puck s'amuse de la confusion qu'entraînent ses bévues. Plus tard il reçoit d'Obéron l'ordre de créer un brouillard épais et d'y égarer les amants rivaux en imitant leur voix, puis d'appliquer un antidote aux paupières de Lysandre. À la fin de la pièce il explique ses actes dans un discours qui sert à banaliser la pièce elle-même, pour le cas où elle aurait offensé les spectateurs. "Ombres que nous sommes, si nous avons déplu, figurez-vous seulement que vous n’avez fait qu’un mauvais somme." Ce vers a pour fonction essentielle de rattacher les spectateurs à la pièce en les comparant aux amants athéniens : dans la pièce ils se sont eux-mêmes éveillés comme d'un rêve des folies du monde des fées.
Dans les années 1980, le nom de Puck a été donné à une lune d'Uranus en hommage à Shakespeare.
Cette créature aurait inspiré Pucca, un dessin animé.
Puck apparaît régulièrement dans le dessin animé Gargoyles.
Puck, avec Obéron, Merlin et Morgane, sera l'un des protagonistes féeriques du fameux : "Songe d'un Matin d'Hiver", une aventure de Corto Maltese par Hugo Pratt dans Les Celtiques
Véritable ode au théâtre, le jeu vidéo Final Fantasy IX consacre son existence avec un personnage à son nom. Il s'agit en effet d'un jeune rat, fils du Roi de Bloumécia.
Cinéma et télévision [modifier]
Le film Harvey, film américain réalisé par Henry Koster en 1950 et interprété par James Stewart fait référence à un lapin géant de 2,03 mètres qu'il indique être un "Pooka".

Le résumé

I, 1 -Quelque part à Athènes, probablement à la cour, Thésée, due d'Athènes, et Hippolyta, reine des Amazones, doivent célébrer leurs noces dans quatre jours, à la nouvelle lune. Le duc demande à Philostrate de préparer les fêtes. Égée arrive avec sa fille Hermia et les deux prétendants de celle-ci. Il veut qu'elle épouse Démétrius mais elle aime Lysandre. Égée invoque une loi ancienne qui lui permet d'imposer un mari à sa fille ou de la faire mettre à mort si elle refuse. Thésée confirme cette loi et donne à Hermia le choix entre la mort et le couvent. Il apparaît que Démétrius a fait la cour a une autre jeune fille, Hélène, et que celle-ci l’aime. Restés seuls, Hermia et Lysandre se lamentent sur leur sort et décident de s'enfuir pour se marier. Ils se donnent rendez-vous pour le lendemain soir dans un bois à une lieue d’Athènes. Sur ce, arrive Hélène. Elle est au désespoir parce que Démétrius la néglige et aime Hermia. Celle-ci révèle alors à Hélène qu'elle va s'enfuir avec Lysandre. Hélène pourra donc essayer de reconquérir Démétrius. Restée seule, Hélène décide de révéler à Démétrius la fuite projetée d’Hermia. Elle se dit que Démétrius ira au bois et elle entend le suivre.
I, 2. - Ailleurs à Athènes, six artisans sont réunis. A l'occasion des noces de Thésée, ils veulent monter une pièce, Pyrame et Thisbé, et Charpente (un charpentier) distribue les rôles. Face-de-Pet (un tisserand) sera Pyrame, Flûte (un raccommodeur de soufflets) sera Thisbé, Meurt-de-Faim (un tailleur) la mère de Thisbé, Charpente le père de Thisbé, Lebec (un rétameur) le père de Pyrame et enfin Lajusté (un menuisier) sera le lion. Ils prennent rendez-vous pour répéter au clair de lune le lendemain dans le bois à un mille d’Athènes.
II,1. - Dans ce bois, Puck, un lutin, rencontre une fée qui lui annonce l'arrivée imminente de sa reine, Titania. Celle-ci se querelle avec Obéron, le roi des Fées, à propos d'un joli petit prince indien que les fées ont volé et que la reine ne veut pas donner au roi. Puck est un farceur au service du roi des Fées, et il joue souvent des tours aux gens de la campagne. surtout les femmes. Titania et Obéron arrivent, chacun avec une suite de fées. et s'accusent mutuellement d'infidélité. Pour réduire son obstination, Obéron envoie Puck chercher une certaine fleur dont le suc, exprimé sur les yeux d'un dormeur, le rend immanquablement amoureux de la première personne qu'il voit au réveil : il s'en servira pour mater la reine. Cependant, ayant surpris la querelle entre Helena et Démétrius, et voulant par bonté d'âme les rapatrier, Obéron confie une des fleurs à Puck et lui ordonne d'en frotter les yeux du jeune Athénien.

II, 2. - Mais Puck se trompe d'Athénien : ne connaissant pas Démétrius et trouvant Lysandre endormi, il exprime sur les yeux de celui-ci le suc de la fleur magique. Démétrius, de plus en plus exaspéré, passe près d'Hermia et de Lysandre sans les voir; Helena qui le suit avec peine reste en arrière à se lamenter, et Lysandre qui se réveille en devient aussitôt amoureux. Helena prend ses déclarations inattendues pour une dérision, elle s'efforce de rattraper Démétrius, et Lysandre s'attache à ses pas, abandonnant Hermia endormie. Celle-ci se réveille, à son tour, s'affole de ne plus voir Lysandre, et part à sa recherche; mais elle ne rencontre que Démétrius. Il lui reproche sa cruauté, elle l'accuse d'avoir tué son rival; il affirme ne pas l'avoir vu, elle repart à sa poursuite. Démétrius va-t-il la suivre ? Il comprend qu'il y perdrait sa peine en ce moment; il est d'ailleurs fourbu par cette course vaine dans l'obscurité; il s'étend sur le sol et s'endort. Obéron, qui a surpris leur conversation, veut réparer la méprise de Puck; il frotte de la fleur magique les yeux de Démétrius et il ordonne à Puck d'aller chercher Helena. Elle arrive, toujours escortée de Lysandre, qui l'assassine toujours de déclarations, où elle ne veut toujours voir qu'une moquerie. Leur altercation réveille Démétrius qui en redevient instantanément amoureux. Helena devrait s'en réjouir et le prendre au mot; mais, ayant le caractère mal fait, elle ne veut pas croire à son bonheur et préfère supposer un coup monté entre les deux hommes pour lui faire une cour dérisoire. L'arrivée d'Hermia, qui cherchait toujours son Lysandre, va encore compliquer les choses : il a beau lui déclarer tout net qu'il n'éprouve rien pour elle, elle se refuse à le croire, tandis que, persistant dans son système, Helena l'accuse d'être du complot. Les deux femmes se querellent et sont tout près d'en venir aux mains; les deux hommes, qui prennent le parti d'Helena, se lancent des injures et s'éloignent ensemble pour vider leur querelle le glaive à la main.

Mais Obéron, qui fut témoin de cette comédie, ne veut pas qu'elle tourne au tragique : il invite Puck à renforcer l'obscurité de la nuit, si bien que les deux forcenés n'arrivent pas à se rejoindre. L'un après l'autre, harassés de fatigue, ils viennent se coucher, sans se voir, clans la clairière où ils se trouvaient; Hermia et Helena, non moins lasses, reviennent isolément s'y étendre. Il suffira maintenant, pour que tout rentre dans l'ordre, que Lysandre retrouve les mêmes yeux dont il regardait naguère Hermia, car celle-ci n'a jamais cessé de l'aimer, comme Helena Démétrius. Or Obéron possède justement dans son arsenal magique une autre fleur ayant cette vertu. Puck, cette fois, ne commet plus d'erreur : quand la trompe des veneurs les réveillera, «chacun aura, dit-il, retrouvé sa chacune », et les deux couples s'épouseront tout à l'heure, en même temps que le duc et Hippolyta.

Les Sources
La Vie de Thésée, dans Plutarque, et deux contes de Chaucer, ont peut-être fourni à Shakspeare quelques traits de son ouvrage, mais l'imitation y est très-difficile à reconnaître.

Comme dans toutes les pièces de Shakespeare qui, non seulement n'ont aucun prétexte historique mais sont délibérément intemporelles, la source est évidemment le génie, l'imagination du poète, nourris de sa culture, de ses lectures, et aussi -il faut y insister- de la veine populaire et du folklore anglais.
On vient de parler de culture et de lectures. La trace est évidente du Plutarque de North (qui a notamment fourni un répertoire des conquêtes amoureuses imaginaires de Thésée); on y a ajouté Les Découvertes de la sorcellerie de Reginald Scott parce que c'était un ouvrage récent (1584), mais Shakespeare a aussi bien pu alimenter et documenter son invention ailleurs, les ouvrages sur la sorcellerie et les métamorphoses abondaient, la tradition orale était particulièrement riche; Shakespeare a bien plus probablement eu, non pas Scott comme "source" mais, en amont, des sources communes à ?Scott et à lui. Plus vague encore, générale, et non moins évidente, l'influence d'?Ovide qui faisait partie du fonds de la culture; Huon de Bordeaux, peut-être; et la Diana Énamorada de Montemayor. Les critiques contemporains semblent négliger, à tort selon nous, une source beaucoup plus précise signalée par Eschemburg: deux récits de Chaucer. L'un, la Légende de Thisbé de Babylone, semble venir d'Ovide, en qui Shakespeare et ?Chaucer pouvaient se rencontrer. L'autre, le Conte des Chevaliers, est beaucoup plus frappant: on y assiste à l'entrée à Athènes de Thésée et d'Hippolyte dont les noces viennent d'être célébrées; on célèbre aussi dans un bois la "fête de mai"; s'y mêle une histoire d'amour et de rêves, de travestissements, sinon de métamorphoses; deux rivaux s'y opposent; dernier trait, accessoire mais d'autant plus significatif: Phisostrate figure dans l'histoire, dont la présence dans la pièce semble quelque peu superflue ou parasite.

Titania
Titania est la reine des fées dans « Le Songe d'une nuit d'été » de William Shakespeare. Dans les contes populaires anglais, la reine des fées n'a traditionnellement pas de nom.
Shakespeare emprunta ce nom à Ovide qui dans les Métamorphoses nomme Titanias les soeurs des Titans.
Dans "le Songe", Titania est la femme d'Oberon.
Touchée par un sort jeté par Puck sur ordre d'Oberon, elle tombe endormie. L'enchantement veut qu'elle tombe amoureuse du premier venu à son réveil, ce sera Nick Bottom qui a une tête d'âne.
La plus grosse lune d'Uranus découverte le 11 janvier 1787 par William Herschel porte le nom de Titania.

Le Titre
Cette "nuit d'été" est une nuit de printemps.
Johnson : "Je ne vois pas pourquoi Shakespeare intitule cette pièce Le Songe de la nuit de la Saint-Jean, alors qu'il prend soin de nous apprendre que l'action se déroule la veille du premier mai. "

on a avancé que la pièce avait été représentée un soir de la Saint-Jean, voire composée pour une fête de la Saint-Jean